Je suis née ici, dans cette ville que j’ai longtemps voulu fuir. Comme beaucoup de ma génération, j’y voyais peu de perspectives d’avenir : une ville marquée par son passé industriel, des friches abandonnées, des infrastructures que je percevais comme rigides et tristes. Partir était alors un objectif.
Au fil des rencontres, des engagements associatifs et de la confrontation à l’altérité, mon regard s’est affûté. J’ai appris à voir Mulhouse comme une ville à taille humaine, plurielle, complexe, mais profondément vivante, riche de ses mille visages. Le marché du Canal Couvert en a été un symbole fort que j’aimerais voir retrouver de sa superbe.
Professeure des écoles pendant près de 9 ans sur Mulhouse, dans l’école élémentaire où j’ai grandi, je reste convaincue que l’éducation est un pilier fondamental de notre société, malgré la dégradation des conditions dans lesquelles ce métier s’exerce aujourd’hui. Porteuse de handicap, je suis sensible à la manière dont la ville est pensée et vécue par celles et ceux qui ne rentrent pas dans les normes.
Membre depuis 2012 de l’association d’improvisation théâtrale Les Impropulseurs, basée à l’AFSCO au cœur du quartier des Coteaux, je tiens à ce que ces espaces culturels de proximité continuent d’exister. La culture joue un rôle essentiel : celui qui fait société.
Inclassable, curieuse et engagée, issue de la société civile, je suis convaincue que la politique à l’échelle locale impacte directement notre quotidien. Depuis 2020, je soutiens Mulhouse Cause Commune et je m’engage pour une ville solidaire, vivante, juste et tournée vers le bien commun. A Mulhouse, faisons une place pour chacun·e, dans le respect de sa singularité, la dignité et l’intégrité de l’humain et du vivant.
C’est une responsabilité collective qui nous concerne toutes et tous.



